AROMATIQUES - TROPICALES
Moulin de La Serre   46340 DÉGAGNAC   FRANCE
05.65.41.55.81
Le poivrier vietnamien Là-Lôt doit être cultivé en véranda ou serre tempérée (15° minimum). Cliquez sur les photos pour agrandir
Poivrier vietnamien Là-Lôt Fleur du poivrier vietnamien Là-Lôt Fruit du poivrier vietnamien Là-Lôt Crampons du poivrier vietnamien Là-Lôt

LÀ-LÔT - POIVRIER VIETNAMIEN - LOLO -

Nom scientifique : Piper sarmentosum (Botaniste : Roxburgh ) Piper lolot (Botaniste : de Candolle). Synonyme : Piper saigonense ( Botaniste : de Candolle)
Famille : piperacées .
Autres variétés : la famille des poivriers (piperacées) est vaste et compte des centaines d'espèces aux utilisations diverses. On peut citer en passant le Kava-Kava hallucinogène, les poivriers décoratifs, ceux dont on utilise essentiellement la feuille (c'est le cas du Là-Lôt) et bien sûr, tous ceux dont la graine assaisonne nos plats.
Origine : Vietnam, Cambodge, en Thaïlande et Malaisie,
Introduction : au 19ème siècle, on trouve cité le poivrier Là-Lôt dans la Flore générale de l'Indochine.
Habitat : comme la plupart des poivriers sarmenteux, le Piper sarmentosum croît de préférence dans la jungle où son aptitude à émettre des racines aériennes à chaque noeud peut s'exprimer pleinement. Sans être stricto sensu une épiphyte, le Là-Lôt s'en approche par ses racines intermédiaires qui lui permettent de s'élever vers la canopée et pompent eau et nutriments dans l'humus et la mousse des troncs.
Description : le Là-Lôt est une liane sarmenteuse extrêmement vigoureuse (beaucoup plus que le Piper nigrum).
Feuillage : comme beaucoup de piper, piper sarmentosum a des feuilles cordiformes, mais on le distingue du poivrier noir par ses feuilles luisantes (chez Piper nigrum, elles sont plus mates) et le limbe de Là-Lôt a des nervure divisées gaufrées qui donnent un aspect marbré.
Floraison : Là-Lôt fleurit abondamment, presque toute l'année.
Fruits : la hampe florale du Là-Lôt se transforme en quelques semaines en épi qui porte une centaine de graines grises disposées en rangées spiralées.
Récolte : il faut attendre que la plante soit en pleine croissance pour commencer à prélever des feuilles. Bien nourri, avec les bonnes conditions de milieu, un Là-Lôt peut commencer à fournir des feuilles au bout de quelques semaines de culture.
Utilisations : le Là-Lôt est abondamment utilisé dans la cuisine asiatique (sauf en Chine). Ce sont les feuilles qui sont surtout utilisées, principalement en papillottes. Dans certaines contrées, elles sont hachées sur les plats comme le persil chez nous. Le contenu des papillotes sera à votre convenance, végétarienne ou pas.
Voici les papillottes que nous confectionnons : 1 part de blanc de poulet pour trois parts de chair à saucisse (pas trop salée). Ajouter une part de mie de pain, deux cuillères à soupe d'oignon haché, une gousse d'ail et un bon peu de persil. Mixez avec un soupçon d'huile jusqu'à obtenir une pâte onctueuse et ferme. Posez votre feuille à plat, nervures vers vous, garnissez modérémént de pâte, repliez la feuille qui doit bien recouvrir toute le pâte et bloquez avec une pique en bois. Cuisez à feu doux dans une poële avec juste un poil de matière grasse. Servez chaud ou froid, miam, miam !.
Nature du terrain : la forêt tropicale abrite le poivrier lalot; au creux des branches, sur les troncs morts, un humus riche, acide et humide se développe. Pour cultiver ce poivrier, on priviliégie un substrat humifère, très riche et bien décomposé; un terreau ou un compost "maison" sont tout indiqués. Faute de mieux, un terreau à base d'écorce de pin bien décomposé conviendra; insistons sur le terme bien décomposé, car nombre de fabricants ont tendance à proposer des terreaux à peine mûrs, pleins de fibres diverses qui en se décomposant consomment de l'azote et déséquilibrent le substrat. Dans nos serres, nous utilisons comme substrat de la mousse naturelle, celle qui pousse sur les troncs morts. Bien débarrassée de ses locataires, (limaces, cloportes et autres), elle constitue un substrat de choix pour poivriers et vanilles, à condition d'assurer une humidité constante.
Besoins en eau : les besoins en eau du poivrier vietnamien sont doubles : il faut de l'eau pour les racines et il en faut aussi dans l'atmosphère pour maintenir le support humide. Durant les fortes chaleurs de l'été, il faut pulvériser régulièrement et nous venons d'acquérir un brumisateur électrique destiné au départ pour les terrariums. Le programmateur est réglé de façon à brumiser 1/4 d'heure toutes les heures.
Exposition : les sous-bois tropicaux ombragés filtrent la lumière au moins à 50%. Si votre serre ne comporte pas d'arbre apte à assurer ces 50% de flitration, prévoyez une toile d'ombrage.
Résistance au froid-Rusticité : nulle, la résistance au froid de ce poivrier tropical est nulle, il faut cultiver le Là-Lôt à minimum 15°.
Fertilisation : nous incorporons à notre substrat des billes d'engrais à libération lente (10/11/18 + oligoéléments) qui conviennent parfaitement.
Taille : le Là-Lôt étant vivace et persistant, les feuilles naissent, vivent et meurent, il suffit d'enlever les feuilles mortes et de guider les nouvelles pousses.
Multiplication : multiplier le poivrier vietnamien Là-Lôt est facile par marcottage ou bouturage. Le marcottage est le procédé de multiplication naturel du Là-Lôt; à chaque noeud lignifié, des crampons (entre 5 et 10, de quelques mm de long) attendent les conditions favorables pour devenir de véritables racines aériennes; un pot glissé sous les crampons favorise l'enracinement, il suffit alors de prélever le tronçon raciné.
Vitesse de croissance : chaleur, lumière tamisée, humidité, nourriture; si ces conditions sont réunies, le poivrier vietnamien Là-Lôt pousse très vite. En 6 mois, il peut atteindre 2 mètres de haut sur 1 mètre de large.
Ennemis : il n'y a pas que nous à apprécier les qualités gustatives du poivrier vienamien Là-Lôt, tous les mangeurs de feuilles aussi : chenilles, limaces, escargots. Même les suceurs de sève s'en mêlent : pucerons de diverses couleurs et de tailles variées, cochenilles. Sans avoir jamais eu de dégats importants, nous intervenons sitôt repéré l'ennemi; bien sûr, nous n'effectuons aucun traitement sur les feuilles puisque nous les mangeons : tout à la main ! La plus invasive est la cochenille blanche laineuse qui s'installe dans les anfractuosités, entre les tiges et les tuteurs, partout uù elle se sent à l'abri. Un pinceautrempé dans le savon noir dilué suffira à les éliminer. Il faut y veiller plusieurs jours de suite, car il y a toujours quelques survivantes pour vous échapper.

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